Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 008
Allez hop, pas de dimanche pour les écrivains, ni pour les sextoys d’ailleurs
donc en ce jour de vote c’est Stéphane et son texte intitulé : une vie difficile, qui concoure pour : Une journée dans la peau d’un sextoy.
Je vous rappelle que le concours est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à : concours@pinkeo.com
Lundi matin.
Bonjour, il est huit heures vingt sept. Ce matin, comme presque tous les matins, elle araté le réveil et se lève dans la précipitation. Pour ma part, j’ai passé unebonne nuit. Je suis blotti au fond du placard, enfoui dans une pile de culottes en coton. On ne peut imaginer meilleur sommier ! Lorsqu’elle est en retard comme aujourd’hui et qu’elle a peur de rater le bus, je l’entends pester contre les minutes qui passent et hurler contre sa montre, son réveil, son téléphone. Tous ces instruments modernes semblent d’ailleurs lui indiquer avec une fierté nondissimulée, qu’elle va définitivement rater son bus. Tandis qu’elle enlève son pyjama, elle plonge le bras dans l’armoire, renverse sa plie de sous-vêtements et me fait rouler sur l’étagère par la même occasion. Elle saisit une culotte qu’elle enfile avec précipitation. Après être tombée en enfilant ses collants, elle se relève, plus en colère que jamais. Elle claque la porte de l’armoire, et je l’entends s’éloigner en courant. Dans l’appartement, plus un bruit… Je vais pouvoir dormir encore un peu.
Lundi soir.
Ma chérie vient de rentrer ! Elle ouvre l’armoire, le téléphone vissé à l’oreille.Elle remet un peu d’ordre dans la lingerie qu’elle a chamboulé quelques heures auparavant. Au bout du fil, une amie à qui elle raconte le sprint qu’elle a du courir ce matin, pour pouvoir arriver à l’heure au travail. C’est alors qu’elle m’aperçoit, dans tout ce bazar. Elle devient silencieuse, rêveuse, tandis que ses doigts courent le long de mon corps. Son amie lui demande si elle est toujours là. Elle répond que oui, qu’elle est perdue dans ses pensées, et que d’ailleurs elle est un peu fatiguée, alors elle ferait mieux de raccrocher. De toute façon elle lui parlera plus longuement demain soir, alors bonne soirée, bisous. La revoilà qui pose à nouveau ses yeux sur moi. Elle me sort lentement de mon lit de coton, s’allonge sur la couette encore défaite de ce matin, et elle me presse contre son entrejambe. A travers le tissu confortable de son sous-vêtement et le voile élastique de ses collants, je ressens déjà cette chaleur tellement accueillante. Pendant de longues minutes, elle me fait lentement parcourir cette surface douce, qui en arrive à s’imprégner de son plaisir, et à faire légèrement luire ma peau de silicone.
Puis elle me porte à sa bouche. Elle passe sa langue sur toute ma longueur, comme le soleil glisse au même moment sur l’horizon. Tandis que la lumière du jour effleure silencieusement les contours de chaque buisson, chaque relief ; la pointe de sa langue effleure les courbes de mon corps et me procurent mille frissons.
Je n’y prêtais aucune attention, absorbé par cet échange de sensation entre nous deux, mais elle en a profité pour descendre ses collants et sa culote au niveau des genoux. Elle me dirige à nouveau vers son bas-ventre. Je peux voir ses magnifiques lèvres roses entrouvertes, m’invitant à pénétrer dans ce lieu sacré. Et c’est doucement, délicatement que j’y entre, sans oublier de sonner à la petite clochette brillante qu’elle ne cesse de caresser et qui surmonte l’entrée de ce paradis. Je progresse facilement dans cette galerie intime. Je suis bien au chaud, l’environnement est très humide et le parfum qui exhale de son corps, me transporte, m’enivre. Les parois de velours de son vagin s’adaptent à mon corps et semblent me masser en rythme avec sa respiration.
Tout ce déferlement de plaisir me rend fou, je vrombis, je rayonne, je vibre de bonheur. J’entends sa respiration s’intensifier, son souffle s’accélérer et je vibre plus fort encore. Elle me conjure de lui procurer encore d’avantage de plaisir. Je fais alors des mouvements profonds et rapides en elle, d’avant en arrière. Elle semble apprécier.
Nous devenons parfaitement complices, et lorsque, sous l’emprise d’une excitation extrême, son index ère sur le pourtour de son anus, avec une certaine curiosité, et sans doute une petite idée derrière la tête, je ne fais preuve d’aucune jalousie. J’intensifie même mes efforts pour voir si je peux la rendre plus curieuse encore. Puis je sens tout son corps convulser. Ses gémissements deviennent parfaitement audibles, son pouls s’affole, ses jambes fléchies dansent la salsa, et son corps tout entier s’agite autour de moi. Elle me ressort rapidement de ce doux fourreau et me dépose sur le lit.
J’ai une vue parfaite sur ses mains fines et délicates, qui caressent tendrement son entrejambe, pénètrent légèrement dans son corps, comme pour le calmer, le rendre paisible. Elle s’agite encore sur les draps, mais l’intensité du séisme diminue, jusqu’à ne plus laisser qu’un fin murmure sortir de sa bouche tandis que ses doigts apaisent son sexe en le couvrant de légères caresses.
Après toutes ces émotions, nous restons à nous regarder quelques minutes. A se demander ce que nous ferions l’un sans l’autre. Puis nous prenons notre douche ensemble, le regard espiègle, nous nous rejouons en pensée, la scène que nous
venons de vivre. Il n’y a pas à dire, cette femme, je l’aime !
La soirée se termine bientôt pour moi. Ma charmante complice savoure une pizza dans le salon, en regardant une émission à la télévision, sur les élections cantonales.
Pour ma part, je n’ai pas faim, et ne suis pas non plus intéressé par la politique. Je m’en vais donc me coucher, au-milieu de mes sous-vêtements préférés. Avant de fermer la porte de l’armoire, un dernier clin d’œil à mon complice, le réveil. Demain matin il me promet qu’il sonnera en retard, et avec un peu de chance, ma journée ressemblera à celle qui se termine. C’est difficile, une vie de vibromasseur… Bonne nuit !


