Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 031
Pascale qui avait déjà participé au concours avec son texte # 025, nous revient avec un tout nouveau texte que je publie ci dessous.
Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com
Beta-test : ce soir, je passe en beta-test enfin. Que je vous explique, un beta-test, c’est quand un nouveau produit est testé par des faux “vrais-utilisateurs” : là, c’est sa femme qui va me tester, la femme de mon concepteur. Il faut peut-être que je vous en dise un peu plus avant d’aller plus loin…
Alors mon concepteur et sa femme sont mariés depuis quelques années, 3 ou 4, enfin peu importe. Le problème est que mon concepteur pense surtout à concevoir, bricoler, bidouiller, fabriquer, inventer : tout et n’importe quoi, et surtout n’importe quoi. Il y passe ses jours, mais aussi une grande partie de ses nuits. Et sa femme regrette bien cela : elle préférerait que ses mains habiles la manipule elle plutôt que tout ces outils. Il ne la touche plus depuis longtemps, ce n’est pas son truc, tant pis pour lui.
Alors elle a pensé prendre un amant, mais elle aime son mari, bien qu’il l’ignore sur le plan sexuel…
Au final, elle lui a mis ce marché en main :
- Tu n’aimes que bricoler, OK. Mais moi, j’ai des besoins : il me faut ma dose hebdomadaire de sexe. Je ne veux pas te forcer à faire cela, tu n’y prendrais aucun plaisir et, du coup, le mien serait fortement réduit… Alors crée moi une machine à sexe, qui exauce tous mes fantasmes, qui me caresse, me pénètre, me lèche, me fasse vibrer : quelque chose de doux, de chaud, pas une froide machine métallique, pas un simple vibromasseur. Quelque chose qui sache répondre à mes attentes, sans que j’ai besoin d’une télécommande encombrante et dérangeante dans ces moments là… Bref, une machine intelligente qui apprendra à me connaître…
Le défit l’a tout de suite passionné. Il en a même laissé tombé son robot nettoyeur capable de repérer la moindre chose à récurer dans la maison pour cela… Avec l’aide de sa femme, il a conçu les plans, les différentes options auxquelles il faudrait penser, pour sa femme, mais aussi pour d’éventuelles autres clientes : il fallait prévoir pour tous les goûts.
Enfin presque tous, ne soyons pas prétentieux. Longues séances de travail avec sa femme, en lui posant des capteurs sur tout le corps, en l’excitant de différentes manières : vibratoires, humides, douces ou fortes, petits pinçages. A chaque excitation, l’ordinateur récoltait et triait les données reçues des différents capteurs.
Muni de toutes ces données, il a commencé à concevoir mon processeur : un modèle tout nouveau, ultra perfectionné. Puis, entrée des bases de données : tout ce qui concerne l’anatomie de la femme, toutes les pratiques de sexe… Des interfaces avec des capteurs de sensations, capables de repéré le passage d’influx nerveux dans certaines parties du corps, pour savoir si mes pratiques plaisent où pas. Une banque mémoire, pour enregistrer ces données et éviter de retenter une chose qui n’a pas du tout plu : si elle est ultra chatouilleuse, je n’insisterai pas sur les parties trop sensibles aux chatouilles.
Et ensuite, création de mes “membres” : cela a été la partie la plus facile pour lui, très habitué à ce genre d’exercice. De
plus, grâce aux nouveaux matériaux à mémoire de forme, je suis bourré de possibilités : capable d’attaquer deux orifices à la fois, tout en allant titiller d’autre parties du corps par mes “mains” extensibles : en gros, je suis capable de lui “lécher” la plante des pieds tout en la pénétrant et en lui caressant le clitoris, et avoir en même temps deux doigts qui lui titillent la pointe d’un sein… Et cela, même si elle bouge les jambes ou se tort dans tous les sens : je resterais à mon ouvrage, jusqu’à sa jouissance. Et ensuite, selon ma programmation, et les sensations que je détecte, je recommence, ou je la laisse s’endormir…
Jusque ici, je n’ai jamais travaillé que sur une reproduction en plastique du corps de sa femme. Beaucoup de tests, des alpha-tests, pour être sûr que je ne représentais aucun danger. Maintenant que je suis bien réglé, il me confie à sa femme en expliquant rapidement le fonctionnement : je ne dois surtout pas être compliqué à utiliser, les clientes n’aimeraient pas avoir à consulter un mode d’emploi de 2500 pages avant de pouvoir m’utiliser.
- Tu te mets nue - de préférence - tu le poses entre tes jambes et tu appuies sur le bouton “Marche” de la télécommande. En cas de problème, tu as le bouton “Arrêt d’urgence”. Il y a aussi une option “arrêt en douceur”, plus agréable je crois pour éviter la frustration. Ce sont les premiers contacts : je ne lui ai pas intégré la base des données que j’avais créée en réalisant des excitations sur ton corps. Alors, il va apprendre à te connaître, peu à peu. Je reste à côté, avec une télécommande de secours. Si ça ne va pas, tu me préviens et je l’arrête immédiatement. Maintenant, c’est à toi de faire…
Alors elle me prend dans ses mains et me regarde : pour l’instant, je suis en boule, une boule de plastique doux, à mémoire de forme. Elle fait une entière confiance en son mari, alors elle se déshabille, s’allonge sur le dos et me colle entre ses cuisses à peine écartées. Je sens alors qu’elle appuie sur le bouton marche : prise de connaissance…
Je commence par déployer mes capteurs sensoriels pour les poser en douceurs sur les emplacements stratégiques de son corps. Puis je lance mon “doigt inquisiteur” qui va parcourir toute la surface de sa peau, caressant, titillant, recherchant ce qui va déclencher des sensations, passant et repassant pour vérifier. Ma base de donnée commence à se remplir d’elle : je l’apprends, petit à petit, la découvre, au plus profond de sa nudité et au final, je vais mieux la connaître qu’elle
même, détectant ses sensations avant qu’elle ne les ressente. Mon doigt a fini son travail… Je vais maintenant pénétrer le sujet un peu plus profondément, pour rechercher là aussi quels sont les points sensibles… Sortie de mon membre
principal : inutile d’utiliser le réservoir de lubrifiant dont on m’a garni, elle a déjà fait mon travail. Estimation du diamètre idéal pour la première entrée. Voilà, j’y vais, en douceur… Cela semble lui plaire, tous mes capteurs gigotent. J’en dispose également à l’intérieur, pour mieux localiser les points les plus sensibles. Voilà, j’ai toutes les données. Je laisse les capteurs en place et relance mon doigt inquisiteur pour qu’il s’occupe de titiller son clitoris : encore un flux de données. Heureusement que mon concepteur n’a pas lésiné sur la taille mémoire. Bien, encore une chose à faire avant la fin de la séance de récupération des données : l’option anale est-elle à activer ou pas. En douceur pour commencer, titillation de l’orifice : pas de rejet, très bien, je note. Voyons voir jusqu’où elle veut aller…
Au final, la femme du concepteur s’est révélé être un excellent cobaye, sans vouloir l’insulter. Elle a fourni plein de renseignements supplémentaires. Et révélé qu’il y avait quelques options manquantes aussi : un capteur vocal, pour décrypté ses “encore”, ses “oui”, ses “non”, ses “doucement”, ses “plus vite”… Et pour les “non”, savoir distinguer les “non, ça je ne veux pas” des “non, encore, force moi”. Ce problème a passionné mon concepteur mais, en recoupant données voix et données sensorielles, il a trouvé une solution pour savoir s’il fallait obéir ou pas.
Une autre option qu’elle a demandé était la possibilité d’effectuer une fellation, en même temps… Pas bien compliqué à ajouter, sauf qu’elle espérait une éjaculation. Alors il a conçu un nouveau réservoir, d’abord rempli avec du lait concentré sucré. Très bon au goût, si on aime le sucre, mais cela risque de salir les draps… Alors il a planché sur un produit que j’agrémenterai selon les goûts de la “receveuse” grâce a des petits réservoirs annexes… Si c’est pour la bouche, un gel - sucré ou un peu acide. Si c’est sur le visage, ou dans un autre orifice, un gel au goût neutre, non salissant et disparaissant rapidement en séchant. Beaucoup de données à récupérer, beaucoup de travail pour moi mais un travail très agréable : synchroniser ma jouissance avec la sienne, préparer ma mixture selon ses goûts, selon la pratique…
Les beta-tests sont finis : ma testeuse principale est aux anges. Mon concepteur aussi : il vient de décroche un magnifique contrat pour me fabriquer en série… Je vais avoir des exemplaires dans le monde entier… Quand soudain, la femme du concepteur vient voir celui-ci :
- Dis moi, ça fait plusieurs mois que j’utilise ton Robotoy, et uniquement lui, pour mes plaisirs personnels : je n’ai donc pas pris d’amant, il me comble largement. Et toi, cela fait pratiquement un an que tu ne m’as pas touché, à part pour me coller des capteurs un peu partout sur le corps. Alors j’aimerais que tu m’expliques comment ceci est possible.
Et elle lui tend une feuille… Il la prend, la lit, la relit encore et encore. Puis je l’entends qui éructe :
- Ohhhh, par Léonard de Vinci, c’est pas possible… Si ce que tu me dis est vrai, alors c’est forcément lui qui…
ça doit être les nouveaux réservoirs que j’ai intégrés, de génération moléculaire, pour améliorer la texture du produit qu’il…Ils me regardent, tous les deux : je ne sais décrire leurs airs : inquiet, abasourdi, admiratif, effrayé. Alors, il me présente la feuille :
- Félicitation mon petit Robotoy, tu vas être papa !


