Archive pour la catégorie 'Concours'

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 037

Mercredi 16 avril 2008

Voici déjà le moment où je publie le dernier texte participant à notre concours, il s’agit du texte d’Elisabeth.

Pour ma part je vous reviens dans quelques jours le temps que mon équipe et moi même ayons relu et voté pour les 4 textes qui remporteront un Rabbit en cadeau.

Enchanté moi c’est Valentin, sextoy à temps plein. Je suis un gode de 15 cm de long, mon prénom me vient bien sûr de la St Valentin et m’a été donné par comment l’appeler? Ma patronne? Ma maîtresse? Tout ces mots me paraissent trop stricte et trop distant pour ce que nous avons l‘habitude de faire. Ma dulcinée? Mon amante? Oui je crois que ça s’en reprocherait plus. Ma dulcinée se prénomme Sarah: brune, cheveux longs, 1m65, 46kg, une poitrine!… à vous coupez le souffle! Des fesses à damner un saint!

Sarah et moi avons une vie sexuelle passionnée! Et pourtant elle a un amant! Enfin, je veux dire un amant, un chéri, un copain, un homme quoi, un bipède avec un cerveau et un membre qui gonfle. Pour ne rien vous cachez, je n’aime pas spécialement cet homme! Non que je sois jalou, non bien sûr, mais mince c’est tout de même lui qui a la chance de dormir avec elle et de pouvoir se serrer contre elle, sentir son odeur,… Moi je n’ai droit qu’à tout ce qui touche au sexe. Bien sûr je n’ai pas à me plaindre mais quand même je voudrais bien rajouter ces activités à mon palmarès.

Vous devez vous demander: pourquoi, malgré le fait qu’elle ait un amant, Sarah m’a également? Parce que son homme est toujours fatigué… Pas de chance pour lui, si vous saviez ce qu’il perd!

Je vais vous racontez un peu, enfin si ça ne vous dérange pas, si vous avez 5 minutes, comment se décompose une journéee avec ma bien aimée.

La journée de Sarah et la mienne par la même occasion commence vers 7h. Monsieur est parti travailler, Sarah est encore au chaud sous la couette, elle se penche vers mes appartements (une boîte à biscuit où je vis avec tout plein d‘amis) et me saisit. Ensuite c’est direction la salle de bain, où j’ai droit à une petite douche, puis pour me faire « sécher », Sarah me met en bouche. Parce que si il y a un truc qu’elle adore, c’est me sucer pendant que je suis encore tout mouillé. Puis direction le lit, il faut bien profiter de ces draps encore chaud. Je suis sûre qu’elle a fantasmé de moi cette nuit! « A nous deux mon petit Valentin ». Aujourd’hui elle ne perd pas de temps! À peine ai-je quitté sa bouche qu’elle me dirige droit vers son sexe. Hum il est si chaud, et si… humide! Oui je savais qu’elle avait rêvé de moi! De mon gland, elle titille doucement son clitoris, puis l‘entrée de son vagin. Que j‘aime cette chaleur et cette moiteur. Allez glisse moi en toi, je meurs d‘envie de te sentir tout autour de moi. Elle exauce mes souhaits. Le ballet des va et vient commence.Ses gémissements se font entendre, puis viennent les supplications: « oh oui vas-y Valentin fais la jouir ta petite chatte, je suis à toi, tout à toi ». Comment ne pas résister à cet appel? Je cède enfin à tous ses désirs et parvient à la faire grimper au septième ciel. Un liquide chaud se répand sur moi, elle respire rapidement, son sexe palpite encore sous l’effet du plaisir. Rougissante elle quitte rapidement la couette, pas le temps de traîner elle va être en retard au boulot, je reprend ma place dans ma maison. N’est ce pas un beau réveil et un beau début de journée?

Le reste de la journée, je le passe à l’attendre, à penser à elle, à mes côtés tous ses autres jouets, eux ne sont pas comme moi, ils n’ont pas de petits noms, ça prouve bien que je suis son préféré. Menottes, vibro, anneaux, plug,… une vraie collection!

J’entend la clé dans la serrure! Avec un peu de chance c’est elle qui rentre plus tôt! Dans ce cas, c’est bon signe pour moi! De la lumière, une main douce, « mon Valentin, te voilà! J’espère que tu t’es bien reposé, j’ai envie de passer encore un peu de bon temps avec toi ». La même scène que ce matin reprend son cours. Que je sui heureux si près d’elle à lui donner autant de plaisir! J’aime ce petit sourire satisfait et comblé quand elle me repose sur la table de nuit.

21H « Tiens tu t’en es servi? » (ça c’est l’autre, son homme) « heu oui… tu sais,je… » « ne t’inquiète pas, ce n’est pas un reproche je comprend… je suis sûr qu’il t’a fait jouir… » « oui mais tu sais que ça n’est pas pareil qu’avec toi, je préfère tout de même le contact de ta peau, ce n’est qu’un jouet… » (aïe ça, ça fait mal à entendre, pourtant je suis sûr qu’elle lui dit ça pour ne pas le blesser, ce n’est pas possible autrement). Il se rapproche de Sarah, la caresse, l’embrasse dans le cou, ça y est elle se laisse aller, il la saisit et la dépose sur le lit, je suis vaincu, relégué à les regarder… Une main me saisit, plus rugueuse celle là. « Et si je m’en servait sur toi? » « hum hum ». Finalement je ne me reposerais pas non plus ce soir là. Mon gland caresse doucement cette chatte si chaude que je connais par cœur, puis une fois bien humide, on me dirige vers une zone encore inexploré pour moi, je caresse, je titille, « oh mon cœur vas-y, je t’en supplie, je n’en peux plus, mets le dans mon cul », je glisse alors dans cette zone que j’ai tant observé et sur laquelle j’ai tant fantasmé. Occupé de mon côté, je ne prête même pas attention à ce qu’il se passe de l’autre. Sarah se laisse aller, je glisse encore plus profond « oh oui! J’aime tant quand tu me défonces, surtout ne t’arrêtes pas! ». En peu de temps, je la sens venir, quel plaisir! Voilà une journée rondement menée!

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 036

Mercredi 16 avril 2008

Au tour de Clément de voir sa contrubution publiée aujourd’hui, bonne lecture à toutes et à toutes.

Le concours est clos, mais il me reste encore un texte après celui-ci à mettre en ligne.

Trois mois que l’on m’a mis là. Quatre-vingt douze espoirs du matin, quatre-vingt douze déceptions du soir.

Chaque jour, je regarde mes voisines de gauche, les lapines vibrantes multifonctions, me quitter tour à tour. A peine le temps de faire connaissance qu’un regard émerveillé se pose sur la mignonne en tête de file. Trente secondes plus tard, elle plane à travers les rayons, dans la douce main de sa nouvelle propriétaire.

Mes voisins de gauche, « moulage parfait du sexe de Monsieur Siffredi », ne sont guère plus sédentaires. Un autre public, moins innocent, plus affirmé, se jettent sur eux, les yeux remplis de fantasmes.

Au dessus de moi voguent mes amis les canards. Canards roses, canards SM, canards « nature », canards coquets, aucun d’entre eux ne laisse indifférentes les candides jeunes filles en recherche d’un peu de débauche… « mais doucement pour commencer ! ».

Il n’y a guère que mes voisins du dessous chez qui je trouve quelque réconfort. Godemichés premiers prix d’une allure peu engageante, leur image « accessoire de film hardcore à petit budget » subit de plein fouet la concurrence des nouveaux jouets « fun » et colorés. Comment rivaliser face à ces petits animaux souriants qui vous promettent monts et merveilles sur leurs emballages design ?

Et moi, premier et dernier de ma file, peut-être plus pour longtemps, d’après la conservation entre vendeuses que j’ai surprise vendredi. « T’as vu les nouveaux dauphins que l’on a reçu ? Ils sont trop craquants… On pourrait peut-être les mettre à la place du double gode couleur chair, qu’est-ce que t’en penses, Mélanie ? »

Tiens, justement, Mélanie arrive, de jolis petits dauphins bleus dans les mains, je crois que ma fin est proche !

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 035

Mercredi 16 avril 2008

C’est Popol69 qui m’a envoyé la contribution ci-dessous intitulée : Patience… ton jour viendra!, bonne lecture.

Le concours est clos, mais il me reste quelques textes à mettre en ligne ;-)

Pourquoi moi je n’y ai pas droit ? Ce sont toujours les mêmes qui ont les traitements de luxe : Emballage plastique double couche, spacieux et confortable, mode d’emploi multilingue, batteries incluses… et moi je me retrouve dans ce pauvre petit carton, moi qui suis claustrophobe ! En plus je ne peu apprendre que le chinois, avec trois lignes qui me présentent… enfin qui disent que les enfants de moins de 3 ans pourraient m’avaler. La loi du marketing est bien dure, je suis persuadé que si l’on me mettait plus en avant sur le rayon, mon jour serait arrivé depuis longtemps. Je suis pourtant attrayant : discret mais efficace, endurant, poli et accessible pour un budget d’étudiante

Ah! Les femmes… j’ai traversé des océans pour attendre le grand jour, le jour du déballage, ou l’on me délivrera pour enfin vivre la grande vie : La table nuit !

Malgré ces semaines, ces mois d’attente… je ne perds pas espoir : lundi sera mon jour, on sort le grand jeu !

… lundi : c’est les soldes !

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 034

Mardi 15 avril 2008

Au tour de Marthe de la toile de nous faire part de sa contribution intitulée un petit coup de pompe, bonne lecture à toutes et à tous.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

C’est si étrange, la vie. Il a fallu de vingt-quatre heures, pour que mon existence soit complètement transformée.

Non que je n’aie pas confiance en moi. Au travail, je sais faire montre d’un zèle professionnaliste, être l’élément sur lequel on peut compter dans les coups durs. J’ai d’ailleurs souvent tiré Célestine d’affaire, mais jamais rien dans nos rapports épisodiques et fonctionnels n’avait pu laisser présager un tel rapprochement entre nous.

Pour tout dire, je ne me suis jamais sentie désirable. Tout dans ma physionomie me portait à croire que rien ne pouvait susciter le moindre intérêt chez moi. Longue, droite et sans formes…allez séduire avec ça. Je dois bien admettre qu’il m’arrivait de jeter avec un peu d’envie un œil à ses fesses à elle, rebondies, fermes, et de soupirer rêveusement en me disant que c’était aussi en partie à moi qu’elle les devait.

Ce matin, chose inhabituelle, elle m’emmène à la bibliothèque. Elle n’avait jamais fait ça. Et elle me garde dans son sac. Pas comme l’autre, qu’elle enchaîne à une barrière dehors dans le froid.

Dans son sac. Ca sent bon, ça sent elle. Je voyage avec son tube de crème hydratante, son poudrier, son portefeuille, son mobile, son passe Navigo, ses clés. Que du beau monde. J’ai oublié de dire qu’outre mon physique peu attrayant, je suis aussi excessivement timide. Je réponds poliment aux questions qui me sont posées, essaie de faire oublier mon irruption dans leur petit cercle d’habitués. Ils ne sont pas très bavards, mais je crois que le tube de crème m’aime bien. Nous égrenons les plaisanteries grasses pour passer le temps. Moi qui ne suis pas coutumière de ce genre d’exercices, je me surprends de mes audaces.

Dans les moments de calme, je suis assaillie de doutes.

Elle n’avait jamais fait ça. Elle n’a jamais vraiment tenté de me connaître mieux, n’a jamais eu de contacts que ceux qui étaient indispensables dans le cadre de mes interventions.

Mais elle m’a gardée dans son sac. La gorge nouée, je conclue, abasourdie, qu’elle tient peut-être un peu à moi. Peut-être même qu’elle ne veut pas me perdre.

Soudain, son téléphone mobile pique une crise et se met à quatre-saisonniser à tout va. Un nerveux, celui-là. En un clin d’oeil, la glissière s’ouvre et la main de Célestine plonge dans le sac. Nerveusement, elle frôle mon épiderme de long en large avec ce qui me semble vaguement être une pointe d’insistance. Le temps cède courtoisement sa place à l’éternité. Je frémis, blêmis, défaille. Puis la main me lâche et agrippe le téléphone mobile pour lui imposer le silence.

L’esprit chaviré par cette caresse inattendue, inespérée, je reprends avec peine mon souffle, plus perdue que jamais. Pourquoi ce geste ? Pourquoi cette urgence, cette nervosité, dans ses doigts ? Célestine est une fille réservée, timide, presque coincée ; mon cerveau ne connaît pas de repos dans les heures qui suivent. Dehors on n’entend que le cliquetis d’un ordinateur et les pages du Gaffiot que tourne la latiniste de mon cœur.

Il n’est que 17h quand Célestine reprend son sac et quitte la bibliothèque de la Sorbonne. Tous les habitués de la besace murmurent, s’interrogent. Elle ne daigne d’ordinaire lever le nez de ses versions que vers 18h30, quand les cerbères de la bibliothèque vident manu militari les plus rétifs de leurs lecteurs. Une heure et demie volée à… Ovide. Je le sais parce que la copie du texte à traduire a été plongée juste à côté de moi. L’ars amatoria. J’ai peur de comprendre, et en même temps je serais déçue de n’avoir pas compris quelles idées la lecture de ce texte a pu lui mettre en tête.

Bien entendu, son vélo s’est dégonflé et elle doit faire appel à moi. Mais elle m’agrippe plus fortement qu’à l’accoutumée, pistonnant sans relâche et presque avec hargne le malheureux pneu affaibli. Son travail fini, elle me caresse l’embout avant de me ranger sans mot dire au fond du sac. Je suis sur des charbons ardents et la lecture de sa traduction en pattes de mouches sur la photocopie n’a rien qui puisse me calmer.

La maison, enfin. Elle jette son sac sur le fauteuil, fouille dedans compulsivement, puis se ravise et file à la cuisine se faire une tartine de Nutella. Ah, la jeunesse. Ma déception est de courte durée, car elle revient une minute à peine pour m’agripper et m’emporter dans sa chambre.

Elle commence par me frotter contre les draps de son lit, me livrant à la brûlure du tissu de lin amidonné. Puis, se ravisant, elle m’approche de son visage aux pommettes enflammées d’excitation, commence à me parcourir l’épiderme d’un petit bout de langue. Timide d’abord, elle s’enhardit et me couvre bientôt de caresses linguales dégoulinantes du miel de sa salive qui font monter en moi des envies plus impérieuses. Son regard trouble, son souffle court, les tremblements de ses mains m’indiquent en un appel muet que nos désirs se conjuguent.

Je suis un peu triste qu’elle me mette un préservatif, mais il est vrai que l’on ne se connaît que depuis peu de temps, elle n’a aucune idée d’où j’ai pu aller traîner… Pour me consoler de cette distance, elle me prend, lentement, longuement, dans sa bouche tiède et frémissante. Aveuglée de désir, n’en pouvant plus, je m’approche lentement pour pénétrer cette créature délicieuse.

Ma princesse de la version latine et de la parcimonie s’allume toute entière, les joues en feu elle me serre plus fort à mesure qu’elle accélère elle-même le rythme de mes va et viens tout au fond de ses replis chauds. Les ondulations de son bassin, le tremblement de son corps tout entier… nous ne faisons plus qu’une. Soudain un geste maladroit la propulse quelques nuages plus haut. Revenue de son vertige premier, elle joue volontairement maintenant de mon piston dans un désordre frénétique, tandis qu’au plus profond d’elle je peux sentir ses gémissements se faire plus pressants. Je ne peux m’empêcher de penser que décidément, cette fille ne manque pas d’air. Dépêche toi Célestine, ma latiniste consumée, ton deuxième orgasme t’attend déjà.

Haletante, le souffle mort, les yeux dans le vague, elle se raidit soudain, et tremblante de tous ses membres, laisse échapper un cri de ses lèvres entr’ouvertes. Un cri minuscule. Suivi d’un éclat de rire, limpide. Inutile de lui demander si ça lui a plu. Rompue de fatigue, endolorie par la pression des doigts de ma ménade, elle me retire lentement et me pose à côté d’elle. Remettant d’aplomb ses lunettes de travers, elle rit en me posant de temps à autres des regards incrédules. Tu ne pensais pas, n’est-ce pas ma belle, qu’un jour…

En vingt-quatre heures j’ai découvert mes véritables attirances, je les ai vécues pleinement, heureusement. Nous y sommes. Voilà : papa, maman, il faut que je vous dise : je suis un sextoy, et je suis amoureuse d’une fille. Ne pleurez pas, votre fille est heureuse.

Il faut bien reconnaître que je me pose encore tant de questions. Je ne vibre pas, je n’ai pas de design très aguicheur… La peur de la perdre me tenaille. Célestine a su me rassurer à sa manière. Aussi tout à l’heure, j’ai surpris sa conversation avec son binôme de la fac : « …oui, il faudrait que je fasse réparer mon vélo, j’ai une roue qui se dégonfle sans arrêt, c’est pénible… Non, je ne viendrai pas à la bibliothèque à l’ouverture, j’ai un petit coup de pompe là… C’est ça, d’ici une heure ou deux. Ciao. »

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 033

Mardi 15 avril 2008

Ninou m’a envoyé le texte du jour, pour ce qui sera l’un des derniers. Et oui nous sommes déjà le 15 avril ;-)

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

I, Rabbit

Depuis quelques jours, une rumeur circule dans les hangars, quatre d’entre nous allaient être sélectionnés pour récompenser l’auteur d’une nouvelle sur notre quotidien. L’excitation est à son comble. Alors que je suis emporté avec trois de mes voisins, une grande fierté m’envahit : je fais parti des gagnants !

Je suis déposé dans une pièce, je peux apercevoir un panneau « SORTIE » qui clignote au fond d’un couloir. Un léger frisson me parcourt, j’imagine pour la première fois le jour du grand départ. Je suis issu d’une des plus récentes générations d’une famille prestigieuse. Notre histoire remonte déjà à plusieurs années d’existence : mythes et réalités se sont confondus pour bâtir notre belle réputation. Comme, notamment, l’histoire de celui qui fut à l’origine de notre popularité au-delà du public d’initiés… Il avait été choisi pour tourner avec une actrice américaine connue, un rôle de jeune premier réussissant l’exploit de faire perdre la tête à une jeune demoiselle un peu coincée. Apparemment sa performance avait crevé l’écran ! Depuis notre renommée n’est plus à faire, des jeunes polissonnes qui sous leurs airs « bien comme il faut » se révèlent être nos plus grandes fans aux réunions entre copines où nous nous retrouvons bien souvent au centre de toutes les attentions (l’une d’elle vantant si bien nos talents qu’elle donne envie à toutes les participantes de nous toucher), nous sommes traités comme des stars ! Tout ceci nous confère une aura particulière et suffirait à rendre n’importe lequel d’entre nous complètement mégalo mais j’essaye de ne pas prendre la grosse tête. Surtout que je sais que tous mes congénères n’ont pas la vie facile. Parfois délaissés après des essais infructueux ou bien, au contraire, blasés par une utilisation forcenée…Mais je me doute que ma future propriétaire, puisqu’elle se donne la peine de se mettre à ma place pour rédiger une nouvelle à mon sujet, saura m’accorder la place que je mérite dans sa vie…

D’autres récits, moins illustres, bercent mon imaginaire en attendant de me voir remplir ma destinée. Notre créateur nous ayant pensés et conçus dans la seule optique de donner du plaisir, il me tardait de pouvoir me mettre au travail. C’est
tellement rassurant d’avoir un but aussi précis et surtout aussi plaisant dans la vie ! J’essaye donc d’imaginer à quoi ressemblera mon univers : un tiroir sombre (enfoui parmi des sous-vêtements), sous un oreiller (bien calé en attendant d’être utilisé), une place de choix dans la salle de bain ou pourquoi pas carrément dans une vitrine parmi de nombreux rivaux? Et mon futur propriétaire, comment serait-il ou … plutôt elle ? Timide, coquine, avide, sensuelle, gênée, expérimentée ? Serai-je à la hauteur de ses attentes ? Des doutes m’envahissent, il paraît que c’est courant… Alors pour me rassurer, je replonge dans mes douces rêveries. Je me délecte de cette promesse de caresses sensuelles, de longues promenades sur la peau douce et tendue de désir de ma future maîtresse, de l’exploration de son intimité et surtout de la naissance d’une complicité entre nous qui me rendra à jamais UNIQUE !

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 032

Lundi 14 avril 2008

Sérial Lover, grand amateur de série-tv m’envoie après Buffix un nouveau texte intitulé les X-perts, bonne lecture à toutes et à tous.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Arrivée sur le lieu du crime…

- Bien, on se partage le travail : toi, l’appendice vibrant, tu vas interroger le clito. Ne le lâche pas, tires-en tout ce que tu peux. Moi je rentre pour aller chercher des indices à l’intérieur.

Passage du gant à 1 doigt. J’y vais. Il fait noir, mais j’ai l’habitude. Bien regarder partout. D’après les marques, là, la dernière pénétration date de … c’est récent. Il faut que je fasse un petit prélévement pour analyser ça. Alors : le dernier qui est rentré ici est passé par là. Il a bien insisté ici. Je tâte pour voir. Oui, ça réagit. Pas de doute, elle en a encore envie : dehors, j’entends mon collègue qui a mis ses vibrations en route. Elle va bientôt craquer.

Donc, si je calcule l’angle que fait l’ouverture avec la position du point G, donc le dernier qui est entré était… plutôt bien monté. Il faut que je mesure… Waouh, 22 cm. J’espère au moins qu’il ne l’a pas blessée… Non, pas de déchirure.

Elle était consentante. Mais maintenant, il faut que je découvre si c’était un vibro ou un vrai pénis. Ou peut être même autre chose. Ici, ça suinte… mais non, c’est tout récent, ça ne date pas de plus de 20 secondes. Qu’est-ce que mon collègue est en train de faire ? Pas de doute, ça dégouline de partout. Tous mes indices vont être emportés. Comment
est-ce que je vais faire pour découvrir le dernier qui…

Là, un poil ! Il semble récent aussi. Je le récupère pour vérifier qu’il est bien humain. Maintenant, ils sont capables de garnir des sextoys de poils pour les rendre plus réalistes… Je ne pense pas que ce soit un des siens, elle m’avait l’air
complètement épilée. Et à vue de nez, cela date de plusieurs jours. Il faudra mesurer la longueur de la repousse de la toison pubienne aussi, pour dater la dernière épilation… Elle m’a semblée blonde et le poil est brun. On va lui en arracher un ou deux en passant, pour comparaison.

Bon, pas de trace de sperme : si c’était avec un homme, il avait mis un préservatif. Il faut que je prélève un petit bout de la substance lubrifiante pour déterminer la marque. De là, je pourrais comparer la composition exacte avec les bases de données du fabriquant, et en déduire la pharmacie où il a acheté ses capotes…

Assez de prélèvement ici, je vais aller voir derrière si des fois… ah oui, l’entrée semble avoir aussi été récemment visitée. Mesures, quel diamètre ? Ah, plus petit que l’autre. Non ! Ils n’étaient quand même pas deux ! Il faut que j’aille
voir à l’intérieur pour la profondeur. Voilà, j’y suis, il s’est arrêté là…

Si on calcule qu’elle était à genoux, qu’il mesurait environ 1m80 et qu’il a un sexe de 22 cm, alors… il aurait dû aller bien plus loin, même si elle se tenait sur le dos. Ou alors une nouvelle position… Il faut que j’interroge la base de données kamasutra…

Non, rien de colle. Sur le côté, la marque aurait été à un autre endroit. Ah moins que la table de la cuisine… trop basse, avec sa taille, ça n’aurait pas été pratique. Alors ils étaient deux, au moins… Bon, et mon collègue qui n’en finit pas de lui titiller le clitoris. Elle dit “oui, oui, oui”, mais c’est tout, elle ne nous donnera pas le nom de ceux… et oui, ceux, qui l’ont… Mais je me demande si je ne vais pas devoir aller vérifier sa bouche aussi… On dit bien “jamais 2 sans 3″. Encore du travail…Il faut juste que je change mon gant à 1 doigt avant…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 031

Mardi 8 avril 2008

Pascale qui avait déjà participé au concours avec son texte # 025, nous revient avec un tout nouveau texte que je publie ci dessous.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Beta-test : ce soir, je passe en beta-test enfin. Que je vous explique, un beta-test, c’est quand un nouveau produit est testé par des faux “vrais-utilisateurs” : là, c’est sa femme qui va me tester, la femme de mon concepteur. Il faut peut-être que je vous en dise un peu plus avant d’aller plus loin…

Alors mon concepteur et sa femme sont mariés depuis quelques années, 3 ou 4, enfin peu importe. Le problème est que mon concepteur pense surtout à concevoir, bricoler, bidouiller, fabriquer, inventer : tout et n’importe quoi, et surtout n’importe quoi. Il y passe ses jours, mais aussi une grande partie de ses nuits. Et sa femme regrette bien cela : elle préférerait que ses mains habiles la manipule elle plutôt que tout ces outils. Il ne la touche plus depuis longtemps, ce n’est pas son truc, tant pis pour lui.

Alors elle a pensé prendre un amant, mais elle aime son mari, bien qu’il l’ignore sur le plan sexuel…

Au final, elle lui a mis ce marché en main :
- Tu n’aimes que bricoler, OK. Mais moi, j’ai des besoins : il me faut ma dose hebdomadaire de sexe. Je ne veux pas te forcer à faire cela, tu n’y prendrais aucun plaisir et, du coup, le mien serait fortement réduit… Alors crée moi une machine à sexe, qui exauce tous mes fantasmes, qui me caresse, me pénètre, me lèche, me fasse vibrer : quelque chose de doux, de chaud, pas une froide machine métallique, pas un simple vibromasseur. Quelque chose qui sache répondre à mes attentes, sans que j’ai besoin d’une télécommande encombrante et dérangeante dans ces moments là… Bref, une machine intelligente qui apprendra à me connaître…

Le défit l’a tout de suite passionné. Il en a même laissé tombé son robot nettoyeur capable de repérer la moindre chose à récurer dans la maison pour cela… Avec l’aide de sa femme, il a conçu les plans, les différentes options auxquelles il faudrait penser, pour sa femme, mais aussi pour d’éventuelles autres clientes : il fallait prévoir pour tous les goûts.
Enfin presque tous, ne soyons pas prétentieux. Longues séances de travail avec sa femme, en lui posant des capteurs sur tout le corps, en l’excitant de différentes manières : vibratoires, humides, douces ou fortes, petits pinçages. A chaque excitation, l’ordinateur récoltait et triait les données reçues des différents capteurs.

Muni de toutes ces données, il a commencé à concevoir mon processeur : un modèle tout nouveau, ultra perfectionné. Puis, entrée des bases de données : tout ce qui concerne l’anatomie de la femme, toutes les pratiques de sexe… Des interfaces avec des capteurs de sensations, capables de repéré le passage d’influx nerveux dans certaines parties du corps, pour savoir si mes pratiques plaisent où pas. Une banque mémoire, pour enregistrer ces données et éviter de retenter une chose qui n’a pas du tout plu : si elle est ultra chatouilleuse, je n’insisterai pas sur les parties trop sensibles aux chatouilles.
Et ensuite, création de mes “membres” : cela a été la partie la plus facile pour lui, très habitué à ce genre d’exercice. De
plus, grâce aux nouveaux matériaux à mémoire de forme, je suis bourré de possibilités : capable d’attaquer deux orifices à la fois, tout en allant titiller d’autre parties du corps par mes “mains” extensibles : en gros, je suis capable de lui “lécher” la plante des pieds tout en la pénétrant et en lui caressant le clitoris, et avoir en même temps deux doigts qui lui titillent la pointe d’un sein… Et cela, même si elle bouge les jambes ou se tort dans tous les sens : je resterais à mon ouvrage, jusqu’à sa jouissance. Et ensuite, selon ma programmation, et les sensations que je détecte, je recommence, ou je la laisse s’endormir…

Jusque ici, je n’ai jamais travaillé que sur une reproduction en plastique du corps de sa femme. Beaucoup de tests, des alpha-tests, pour être sûr que je ne représentais aucun danger. Maintenant que je suis bien réglé, il me confie à sa femme en expliquant rapidement le fonctionnement : je ne dois surtout pas être compliqué à utiliser, les clientes n’aimeraient pas avoir à consulter un mode d’emploi de 2500 pages avant de pouvoir m’utiliser.
- Tu te mets nue - de préférence - tu le poses entre tes jambes et tu appuies sur le bouton “Marche” de la télécommande. En cas de problème, tu as le bouton “Arrêt d’urgence”. Il y a aussi une option “arrêt en douceur”, plus agréable je crois pour éviter la frustration. Ce sont les premiers contacts : je ne lui ai pas intégré la base des données que j’avais créée en réalisant des excitations sur ton corps. Alors, il va apprendre à te connaître, peu à peu. Je reste à côté, avec une télécommande de secours. Si ça ne va pas, tu me préviens et je l’arrête immédiatement. Maintenant, c’est à toi de faire…

Alors elle me prend dans ses mains et me regarde : pour l’instant, je suis en boule, une boule de plastique doux, à mémoire de forme. Elle fait une entière confiance en son mari, alors elle se déshabille, s’allonge sur le dos et me colle entre ses cuisses à peine écartées. Je sens alors qu’elle appuie sur le bouton marche : prise de connaissance…

Je commence par déployer mes capteurs sensoriels pour les poser en douceurs sur les emplacements stratégiques de son corps. Puis je lance mon “doigt inquisiteur” qui va parcourir toute la surface de sa peau, caressant, titillant, recherchant ce qui va déclencher des sensations, passant et repassant pour vérifier. Ma base de donnée commence à se remplir d’elle : je l’apprends, petit à petit, la découvre, au plus profond de sa nudité et au final, je vais mieux la connaître qu’elle
même, détectant ses sensations avant qu’elle ne les ressente. Mon doigt a fini son travail… Je vais maintenant pénétrer le sujet un peu plus profondément, pour rechercher là aussi quels sont les points sensibles… Sortie de mon membre
principal : inutile d’utiliser le réservoir de lubrifiant dont on m’a garni, elle a déjà fait mon travail. Estimation du diamètre idéal pour la première entrée. Voilà, j’y vais, en douceur… Cela semble lui plaire, tous mes capteurs gigotent. J’en dispose également à l’intérieur, pour mieux localiser les points les plus sensibles. Voilà, j’ai toutes les données. Je laisse les capteurs en place et relance mon doigt inquisiteur pour qu’il s’occupe de titiller son clitoris : encore un flux de données. Heureusement que mon concepteur n’a pas lésiné sur la taille mémoire. Bien, encore une chose à faire avant la fin de la séance de récupération des données : l’option anale est-elle à activer ou pas. En douceur pour commencer, titillation de l’orifice : pas de rejet, très bien, je note. Voyons voir jusqu’où elle veut aller…

Au final, la femme du concepteur s’est révélé être un excellent cobaye, sans vouloir l’insulter. Elle a fourni plein de renseignements supplémentaires. Et révélé qu’il y avait quelques options manquantes aussi : un capteur vocal, pour décrypté ses “encore”, ses “oui”, ses “non”, ses “doucement”, ses “plus vite”… Et pour les “non”, savoir distinguer les “non, ça je ne veux pas” des “non, encore, force moi”. Ce problème a passionné mon concepteur mais, en recoupant données voix et données sensorielles, il a trouvé une solution pour savoir s’il fallait obéir ou pas.

Une autre option qu’elle a demandé était la possibilité d’effectuer une fellation, en même temps… Pas bien compliqué à ajouter, sauf qu’elle espérait une éjaculation. Alors il a conçu un nouveau réservoir, d’abord rempli avec du lait concentré sucré. Très bon au goût, si on aime le sucre, mais cela risque de salir les draps… Alors il a planché sur un produit que j’agrémenterai selon les goûts de la “receveuse” grâce a des petits réservoirs annexes… Si c’est pour la bouche, un gel - sucré ou un peu acide. Si c’est sur le visage, ou dans un autre orifice, un gel au goût neutre, non salissant et disparaissant rapidement en séchant. Beaucoup de données à récupérer, beaucoup de travail pour moi mais un travail très agréable : synchroniser ma jouissance avec la sienne, préparer ma mixture selon ses goûts, selon la pratique…

Les beta-tests sont finis : ma testeuse principale est aux anges. Mon concepteur aussi : il vient de décroche un magnifique contrat pour me fabriquer en série… Je vais avoir des exemplaires dans le monde entier… Quand soudain, la femme du concepteur vient voir celui-ci :

- Dis moi, ça fait plusieurs mois que j’utilise ton Robotoy, et uniquement lui, pour mes plaisirs personnels : je n’ai donc pas pris d’amant, il me comble largement. Et toi, cela fait pratiquement un an que tu ne m’as pas touché, à part pour me coller des capteurs un peu partout sur le corps. Alors j’aimerais que tu m’expliques comment ceci est possible.

Et elle lui tend une feuille… Il la prend, la lit, la relit encore et encore. Puis je l’entends qui éructe :

- Ohhhh, par Léonard de Vinci, c’est pas possible… Si ce que tu me dis est vrai, alors c’est forcément lui qui…
ça doit être les nouveaux réservoirs que j’ai intégrés, de génération moléculaire, pour améliorer la texture du produit qu’il…Ils me regardent, tous les deux : je ne sais décrire leurs airs : inquiet, abasourdi, admiratif, effrayé. Alors, il me présente la feuille :

- Félicitation mon petit Robotoy, tu vas être papa !

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 030

Lundi 7 avril 2008

Le texte du jour est l’oeuvre de sérial lover, il s’intitule Buffix contre les vampires. Je vous en souhaite une bonne lecture.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

La nuit… toujours la période où elle travaille. Je me demande quand elle dort.Quelques heures à peine, c’est pas assez, ça va la tuer à force. Et là, qu’est-ce qu’elle est encore en train de faire ? Planter quelques pieux dans des coeurs de vampires ? Arracher la tête d’affreuses goules hurlantes ? Limer les dents de Dracula ? Tiens, ce serait marrant à faire ça… Ah ! Enfin la voilà.

Elle est épuisée encore. Pas étonnant… Une petite douche rapide, son linge au sale : sa mère ne s’étonne jamais de découvrir ces grandes traces sanguines ou gluantes sur ses vêtements. Bizarre quand même. Bon, passage d’une charmante petite nuisette. Mignonne comme elle est, c’est bien dommage qu’elle passe ses nuits à chasser les monstres plutôt que de chasser quelques garçons de son âge, elle y prendrait certainement plus de plaisir. Mais du coup, moi je serais au chomage… Tant mieux pour moi alors.

Elle se couche, enfin. Me prend dans sa main : “Allez vient, juste un petit coup avant de dormir, ce soir Angel m’a bien excitée… Dommage que je ne puisse pas aller plus loin avec lui.”

Mise en route, vibrations douces. Je glisse sur tout son corps, jeune, ferme ! Une vrai sportive : combat, gymnastique. J’ai de la chance d’être tombé sur elle, plutôt que sur une adepte du Mac Do. Je sens qu’elle se tend sous mes caresses.

Ah, elle a encore pris des coups ce soir, je vois les bleus. Les côtes, les jambes, tout y passe. Etonnant qu’elle ne se retrouve jamais avec un lèvre éclatée ou un oeil au beurre noir. Ca y est, elle m’introduit dans… mais qui est là, dans la chambre !

“Surprise : alors, ma petite BuffiX, on prend son petit plaisir en solitaire ! Viens un peu là, je vais t’aider à l’enfoncer plus profond encore, jusqu’à ce qu’il te ressorte par…”

Paf, il se prend un grand coup de pied dans le nez. Déjà qu’il était particulièrement laid, celui-là, avec le nez écrasé au milieu du visage, c’est encore pire. Je suis toujours en position. Pour une fois, je participe à l’action, même si je ne peux
pas faire grand chose pour l’aider. Elle tourne sur une jambe, retourné du talon, en plein dans sa tempe à cet affreux… c’est quoi ça ? Ah, un vampire, vu la longueur des dents. Mais il réagit vite, la plaque sur le ventre.

Elle a ses bras coincés sous elle, écrasée par le poids de cet affreux bonhomme qui aurait bien besoin d’une visite chez le dentiste. Et chez le gastérologue aussi, vu l’odeur fétide de son haleine. Zut, ses canines s’approchent doucement de la gorge appétissante de ma pauvre BuffiX, comment va-t-elle… Ca y est, elle me sort de son orifice, se retourne brusquement et me colle dans la bouche infecte de cet affreux zozo zombi. Un uppercut au menton et je me retrouve coincé, planté dans les canines effilées. Directs, droite, gauche, droite, gauche. Il en prend plein la face.

Comment va-t-elle s’en débarrasser au final ? Son sac avec tous ses accessoires est rangé dans le placard, pas de pieu ni d’eau bénite en vue. Ah, sauvé ! Elle lui fait une clef de bras, le place face à la fenêtre et tire les rideaux. Juste au moment du lever du soleil, quel hasard. Frappé en pleine face, l’agresseur se désagrège soudain, tombe en poussière…

Encore du travail pour la mère de BuffiX, faudra qu’elle passe l’aspirateur demain, yen a partout. Et moi, en plein milieu de cette poussière… Elle me ramasse, va ma nettoyer sous le robinet. Voilà, comme neuf…

“Désolé mon gars, mais ce soir, j’ai plus envie. Faut que je dorme parce que dans 2 heures, je dois être à l’université pour mes cours. Demain soir, promis. La nouvelle lune est passée, ça devrait être calme”…

Calme, oui, plus calme, je vais m’arranger pour que ce le soit… Lendemain de la nouvelle lune, elle sera réglée : ça tombe toujours ce jour là. Si elle n’y fait pas très attention, moi si ! Surtout maintenant que mes flancs sont ornés de 4 petits trous…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 029

Vendredi 4 avril 2008

Voici aujourd’hui un texte qui m’a été envoyé par Sexu, j’en profite pour faire un petit coup de projecteur sur son blog.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Et c’est reparti comme tout les jours,

Elle se déshabille, et s’approche de moi.

Elle me prend fermement en main et tourne les boutons.

Elle me fait aller un peu partout sur elle, des pieds à la tête.

Comme tout les jours, elle me repose, prend ce flacon qui sens si bon,

et tout en se caressant, se met de ce produit un peu partout sur le corps.

Et elle me reprend, me rallume et la hop, je glisse.

Fini les seins, le ventre, les pieds, le cou.

Me voila la tête en bas, entre ses jambes.

Elle augmente parfois l’intensité, ça c’est quand elle est plus pressée.

Parfois elle peut se faire jouir plusieurs fois de suite avec moi.

Ohhh je sais bien qu’elle a tout un tas d’autre joujou, avec plein de formes, de joli couleurs.

Elle en a même un vivant accroché à l’homme qu’elle aime.

Mais je suis son premier, son préféré, celui que jamais elle ne laissera tomber.

Qui je suis ? attendez j’ai pas fini, vous allez comprendre.

Quand elle a fini avec moi, elle m’éteint, me repose, elle ouvre le rideau

et puis … elle sors de la douche.

Ah ben oui je suis étanche moi, et elle ne m’utilise que la, dans la douche.

Ben oui, un pommeau de douche, vous l’utiliser ou vous ???

Bon allez je vous laisse, elle arrive pour sa douche !!!!

A bientôt

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 028

Jeudi 3 avril 2008

Allez hop aujourd’hui c’est Virginie qui se colle à notre concours avec son texte intitulé : Squatter

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Zut, j’ai l’impression que l’on m’a oublié à l’intérieur ! Elle est en train de remettre sa culotte et moi je suis toujours coincé là. Peut être qu’elle ne peut plus me ressortir, et qu’il faut qu’elle aille à l’hôpital, aux urgences. Elle espère peut être que Georges Clooney viendra me délivrer : “Yes, a sextoys coinced in the pussy, what else…”

En fait, ça a commencé ce matin : son copain m’a sorti de ma boîte : “Tiens, on va s’amuser un peu aujourd’hui. J’ai quelques idées bien vicieuses pour égayer ta journée…”. Voyant cela, elle s’est un peu affolée : “Tu es fou, au bureau, tu te rends compte, si on le découvre…”.

Mais bon, au bureau, il n’y a pas grand monde qui va regarder à cet endroit s’il y a quelque chose de caché là. Même si je suis sûr que beaucoup en auraient bien envie. Mais c’est lui qui a eu cette chance, parmi tous ses collègues et depuis, ils semblent bien s’amuser ensemble. D’ailleurs c’est lui qui m’a offert à elle. Ils ont déjà bien joué avec moi et ce réveil matinal m’annonce qu’ils vont encore bien jouer aujourd’hui…

Voilà, elle a remis sa culotte. Elle coince la commande filaire dans sa ceinture. Et lui garde la télécommande radio. C’est souvent l’homme qui a la télécommande, avec moi comme avec la tv. Petit essai, il presse sur le bouton, je vibre, elle tressaute… Le côté amusant de la surprise, suivit par la stimulation d’un point sensible.

Elle lui demande d’un air un peu inquiet : “Tu feras bien attention quand même, il ne faut pas que les autres remarquent.”. Et lui répond : “Bien sûr que je ferais attention : juste au bon moment, quand tu parleras au chef par exemple, ou à la cantine, quand tu hésiteras devant le dessert à prendre. Je ne serais jamais bien loin, toujours le doigt prêt à te titiller à distance, et surtout quand tu t’y attendras le moins…”

D’abord les transports en communs : c’est bon, elle a une place assise. Il est à côté d’elle. Parfois, il sort la télécommande de la poche de sa chemise, lui montre, fait semblant d’appuyer sur le bouton mais non, je ne reçois aucune commande, alors je reste immobile, bien au chaud dans cet environnement douillet. Et quand quelqu’un vient s’asseoir en face d’eux, il vient discrètement me mettre en marche. Je vibre doucement, comme il me l’a commandé et je la sens qui essaye, par de discrets mouvements du bassin, de me dégager de ma place sensible. Je dois titiller juste le bon endroit. Elle serre les lèvres - celles de sa bouche - et du regard le supplie d’arrêter. Mais on arrive, alors il stoppe mes vibrations. Repos, jusqu’à la prochaine fois…

Bonjour à tout le monde au boulot, elle fait la bise à tout l’étage. Il la suit de loin, me déclenchant à chaque fois que sa joue touche celle d’un ou une collègue, juste un petit coup, mais bien vigoureux. Se met à son écran et commence son travail de la journée. Elle pense être tranquille pour un petit moment : ils ne travaillent pas dans le même bureau, donc il ne sait pas ce qu’elle est en train de faire. Peut être qu’elle va m’enlever pour ne me remettre qu’au moment du retour. Comment pourrait-il savoir. Mais non, elle me garde, le jeu semble beaucoup lui plaire. Ah, un coup de téléphone, elle décroche : “Surprise !”, et je me met en marche, plein régime. “Aaahh !” : elle n’a pas pu s’empêcher de crier. Pour se rattraper, fait mine que le téléphone lui échappe des mains et qu’elle le rattrape de justesse. Ses collègues autour y ont cru, sauvée : “Oui oui, tout à fait !” lui répond-elle, et quand elle raccroche, je reçois l’ordre de m’arrêter. Plusieurs fois, au cours de la matinée, elle le voit qui passe dans le bureau, pour des raisons souvent frivoles : plus de trombones, montrer sa dernière cocotte en papier… et à chaque fois, il la gratifie d’un petit clin d’oeil tout en glissant sa main dans sa poche. Hop, courte session de vibrations intenses, qui cessent dès qu’il quitte le bureau.

Pause de midi, il vient la chercher pour le repas à la cantine : elle craignait ce moment, ou l’attendait ? Que va-t-il trouver encore ? Ils sont dans la file d’attente, devant les entrées. Il avait dit qu’il me mettrait en marche quand elle choisirait… “Tiens, je n’ai pas très fin aujourd’hui, je ne prendrais pas de dessert” : elle s’amuse à lui couper l’herbe sous le pied. “Tu as bien raison, mais choisit bien ton plat principal et fait attention à parler clairement quand tu le demanderas à la serveuse”. Ah, elle aurait mieux fait de ne pas le chercher : vient son tour, elle a choisi simple mais ma mise en route à pleine puissance lui font ouvrir la bouche, sans qu’elle puisse prononcer quoi que ce soit. Enfin, ça sort : “Purée !!!”. “Purée madame, voilà, avec du jus ?” “Oh oui, oui !”… Difficile de se retenir, et elle l’entend juste derrière elle qui pouffe de rire. “Et pour la viande ? Nous avons…”. Elle ne peut plus parler, montre le poulet en serrant les lèvres pour éviter que des gémissements ne s’échappent. Je suis à plein régime, il ne m’arrête pas tant qu’elle n’a pas pris son plateau. Finalement, elle prendra aussi un dessert, rapidement, pendant que lui est occupé à commander son plat. Voilà, il tient son plateau des deux mains, plus de risque qu’il me déclenche… Il a pitié d’elle pendant le repas, et la laisse manger tranquille.

Par contre, une fois la dernière bouchée de son dessert engloutie, je reçois l’ordre de me mettre en vibration douce, juste pour faire monter un peu l’excitation… “Mmmm, un régal …” J’aime ce genre de compliments. A moins qu’elle ne parle du dessert précédent. “Je te conseille d’arrêter sinon je risque de ne plus tenir et de te violer sur place”. Bon, pas de doute, il va se passer quelque chose… On quitte la cantine, direction la cafétéria… et non, personne dans le couloir, en passant devant les toilettes pour femmes, elle lui attrape le bras et l’entraîne à l’intérieur. Pas beaucoup de place : pas grave, on n’a surtout pas besoin de grands espaces pour ce qu’ils vont faire : alors on me retire, pour laisser la place disponible pour… Fin de ma journée de travail.

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 027

Mercredi 2 avril 2008

Jean-Michel décidemment prolifique qui m’avait déjà envoyé deux textes précédents récidive à nouveau avec la contribution ci-dessous ;-)

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Surprise !!! Ah, c’est une femme qui ouvre la boîte, chouette ! Non pas que je n’aime pas les hommes, mais quand c’est une femme, c’est tout de même plus sympa. Et en plus, elle a l’air seule dans la chambre. Bon, je vois quel va être mon rôle, remplacement de l’amant disparu : c’est souvent à cela que l’on sert, en attendant d’en retrouver un autre. Elle n’est pourtant pas vilaine. Pas toute jeune, mais encore très désirable… Vivement qu’elle se déshabille un peu, j’ai hâte de voir cela.

Elle me regarde, longuement. Caresses de la main : oui oui, je suis tout doux, tu peux y aller. Et tu verras quand tu me mettras en route, les vibrations, c’est super sympa. Et tu peux me glisser partout où tu veux, je suis tout terrains. Faut juste éviter la baignoire, j’ai pas envie de jouer à Claude François moi.

Ah, enfin, elle sort la boîte de piles : mmmmmm, elles sont bonnes celles là, exprès pour que je dure longtemps longtemps. Vas-y ! Mets les moi bien profondes… Oups, excusez-moi, je m’égare.

Voilà, il faut me retourner, tourner le couvercle… Nan, dans l’autre sens, là tu serres ! Ah ben oui, maintenant tu l’as serré à bloc, difficile à desserrer maintenant. Ah, enfin, c’est ouvert. Voilà, la première, bien au fond, et la deuxième… Non, non, noooooooooooon, pas à l’envers tu vas me faire un court-cir….crouic…

Fin de la journée…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 026

Mardi 1 avril 2008

Le texte du jour m’a été envoyé par Manu, je vous en souhaite une bonne lecture.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Heure O moins 20 minutes

« Lancement de la check-list :
- Piles neuves . Ok.
- Etanchéité du joint . Ok.
- Moteur . »

Et ainsi de suite. Tout est opérationnel, comme à l’habitude. Il faut dire que depuis bientôt une année que je suis en mission dans cette salle de bain, j’ai eu le temps de me roder. Mais prudence est mère de sûreté : un pépin est si vite arrivé. Et si l’échec d’une mission est rarement préjudiciable, il suffit d’en connaître très peu pour se retrouver évincé au fond du placard à prendre la poussière, le moteur grippé et noyé par des piles usagées . Hors de question que cela m’arrive !

Heure O moins 15 minutes

Ma toute première mission. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais mort de trouille ! J’ai bien cru que jamais je n’arriverai à lancer mon moteur ! Le vieux Paddy nous avait prévenu. Il nous avait bien dit que la première mission serait stressante. Aaah, ce vieux Paddy. Notre instructeur sur la base de Pinkeo.Un vétéran, un vrai ! D’aucun disait qu’il était là depuis des décennies. Sa légende disait même qu’il avait eu pour compagnon lors d’une de ses glorieuses campagnes, un rasoir électrique branché sur du 110V ! J’ai beaucoup de mal à croire que Paddy fut si vieux, mais que ça fut vrai ou pas, une chose était sûre : Quand Paddy parlait, la bleusaille écoutait.

« Ne laissez jamais place à l’improvisation, soyez sûr de vous-même, précis, et la mission sera un succès. La récompense sera là : vous irez au trou ! »

Au gnouf comme on le dit dans notre jargon. Et il avait raison . Plus d’une fois j’ai réussi ma mission en appliquant tout ce que Paddy m’avait enseigné, et plus d’une fois je l’ai mérité, le gnouf ! Il faut dire que ma technique de camouflage est parfaite. Les membres de mon escouade m’avaient pris pour un fou lorsque j’eus choisis la tenue dans laquelle j’opèrerai. Alors qu’ils optaient tous pour des combinaisons en latex aux couleurs flashy, ou alors en métal argenté voire doré pour les plus fortunés, équipés de moteurs surpuissants à plusieurs vitesses, j’avais jeté mon dévolu sur une tenue qui ne payait pas de mine : un joli jaune poussin, un petit moteur un temps, un bec et des ailes : j’allais devenir un joli petit canard .

« Pauvre vieux . Ca ne marchera jamais . Tu vas vite prendre la poussière . » furent quelques unes de phrases que j’entendis le plus souvent. Et pourtant, j’avais raison. Bientôt un an que j’avais effectué ma première mission. Des dizaines et dizaines d’autres avaient suivies, toutes couronnées de succès. Je suis probablement un des derniers de mon escouade encore en activité. Il faut dire que je me fonds dans le décor : Dans un coin de la salle de bain, sur le rebord de la baignoire, personne ne fait réellement attention à moi. Les invités, de passage, me voient comme un jouet pour amuser les enfants de la famille dans leur bain. Ils n’ont pas tout à fait tort d’ailleurs, ceux-ci, ignorant tout de ma vraie nature, jouent beaucoup avec moi ! Combien de course à travers la baignoire ai-je gagnée contre une tortue ou un bateau en plastique ? Combien de fois les ai-je éclaboussé en descendant à toute vitesse la pente folle de la baignoire ?. Mais seule une personne sait activer en moi les bons ressorts, faisant ressortir ma vraie nature. D’ailleurs, quand on parle de la louve .

Heure O moins 10 minutes

Une douce lumière vient éclairer la baignoire, c’est un signe qui ne trompe jamais. La lumière agressive du plafonnier n’est pas de mise lorsque vient le moment d’accomplir ma mission. Un doux bruit d’eau qui coule . La senteur des sels de
bain qui monte de l’eau chaude . Une main me saisit délicatement et me voilà flottant sur un océan d’eau et mousse parfumée, à peine agité par le clapotis d’un corps alangui et détendu dans l’eau brûlante . Un dernier contrôle rapide, superflu, tout est parfaitement en ordre comme d’habitude. Je regarde ma montre. Heure O moins 8 minutes, il est plus que temps que je m’active, si je veux tenir les délais. Les yeux rivés sur mon objectif, sur la grotte humide que je devine à travers la vapeur, je me laisse dériver,porté le faible courant. Contournant une cheville délicate, longeant un mollet, plongeant sous un genou pour m’engager dans la vallée dessinée par ses deux cuisses, pour enfin me retrouver devant elle, le bec frôlant l’entrée. Un petit rire cristallin résonne tandis que deux doigts pressent mes ailes. C’est le signal que j’attendais. Je réagis au quart de tour, lançant mon moteur à toute puissance, laissant les vibrations m’envahir. Je m’active . Elle m’active . Tantôt je m’approche, me collant au plus près de son intimité, tantôt je m’éloigne, revenant sans crier gare. Le maître mot : la surprendre . J’effleure la peau, révélant un petit bouton rose, gonflé de désir.Je m’y attarde parfois, pour m’en éloigner aussitôt avant d’y revenir . Mon entraînement porte ses fruits, mes gestes sont sûrs, précis, doux et bientôt, mes vibrations s’arrêtent. Mon bec est humide, mais cette fois, ce n’est pas dû à l’eau qui nous entoure. De là où je suis, je peux la voir : les yeux fermés, le souffle court, son ventre se soulève à un rythme effréné tandis que quelques gémissements parviennent jusqu’à moi.

Je consulte mon horloge interne. Heure O plus une minute. L’Orgasme est survenu pile à l’horaire prévu.Une nouvelle mission menée avec brio. Bientôt, elle va me nettoyer, et me reposer sur le bord de la baignoire, non sans m’avoir déposé un baiser sur le haut du crâne, un sourire complice aux coins des lèvres.

Quel jour sommes-nous déjà ? Vendredi, en fin d’après-midi ? Je règle ma montre. Demain soir, une nouvelle mission m’attend. Je dois être prêt.

Heure O moins 25 heures .

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 025

Lundi 31 mars 2008

Allez hop, une nouvelle contribution de la part de Pascale.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Moi, ma journée, c’est le soir, vers 19h qu’elle commence : elle rentre du boulot, avec parfois des sacs contenant ses courses. Tout est posé sur la table de la cuisine. Alors elle me sort de mon tiroir, me pose, bien droit, bien en vue, et commence à me parler…

Et oui, elle me parle ! Et alors ! Elle n’a que moi. Tous ses essais avec un vrai mec se sont soldés par des échecs: soit ils sont partis, ne supportant pas son style de vie, soit elle les a mis dehors, les trouvant trop… ou pas assez… Enfin bref, c’est une vieille célibataire. Et comme elle n’a pas d’animal de compagnie à qui raconter les petites choses de sa journée, c’est à moi qu’elle raconte tout cela. De temps en temps un petit coup de téléphone à la famille, lointaine, les amis, rares… De temps en temps un amant - ou une amante - de passage, pour une soirée. Sinon, c’est moi son confident, mais malheureusement pas équipé pour lui répondre : une nouvelle option à prévoir, messieurs les concepteurs de jouets érotiques.

Elle sort les courses de ses sacs : rien que du bon, elle fait attention à sa ligne, ne mange pas n’importe quoi. Parfois, elle me présente un concombre ou une courgette : “Regarde, un concurrent… Non, je plaisante, c’est toi que je préfère”. Petit clin d’oeil et baiser aguicheur, du bout des lèvres. Si je n’étais pas déjà en érection permanente, je suis sûr que cela me ferait beaucoup d’effet… Il lui arrive de me rapporter des petites choses : “Tiens, un nouveau gel lubrifiant, on va l’essayer ce soir… Ah, pour l’hiver, j’ai eu envie de t’offrir une petite laine : un beau préservatif à la surface texturée. Avec ça, les sensations vont être multipliées par… du moins c’est ce que dit la pub : ce soir, on va jouer au bureau de vérification de la publicité !… La dernière fois, j’ai eu l’impression que tu avais un petit coup de mou, alors ce soir, c’est d’abord moi qui te pénètre : une belle série de nouvelles piles toutes neuves à t’enfoncer dans le fondement… J’espère qu’après tu ne seras pas avare en remerciements”. Des petites choses, pour essayer de varier un peu, et avec plus ou moins de succès. Comme quand elle avait essayé les préservatifs au goût menthe : la menthe, c’est bon dans la bouche : elle m’a bien léché pour profiter du parfum mais lors de la pénétration, ses délicates muqueuses n’ont pas supporté les picotements… Et du coup, j’ai presque été mis en chômage technique plusieurs jours, le temps qu’elle se remette. Heureusement, elle avait encore une partie indemne que mes vibrations ont su contenter pendant ce temps là…

Ce soir, rien pour moi. Elle se prépare un repas rapide, diététique, qu’elle avale en me racontant sa journée de travail, et ses collègues, qu’elle aimerait bien ramener ici pour me remplacer le temps d’une soirée. Ou plus, qui sait… Homme ou femme, elle a tout goûté, et tout apprécié… Mais pour la soirée, personne en vue : c’est donc moi qui suis en charge d’épuiser les besoins de ma propriétaire. Après ses besoins de paroles, on passe dans la chambre. Rien à la télé ce soir, alors ce sera une soirée… coquine.

Je trône, fièrement dressé au milieu du grand lit vide. Très bricoleuse, elle m’a conçu un support pour me garder bien érigé à la verticale, même quand elle montera sur le lit. Elle me fait d’abord un strip-tease coquin à faire se recharger les piles les plus vidées. La voilà nue : monte langoureusement sur le lit, une jambe après l’autre, se tenant à genoux pour me surmonter… Ses lèvres viennent m’embrasse, sa langue sort pour me donner des petits coups rapide. Puis sa bouche m’engloutit, et elle commence une longue fellation, les yeux fermés, s’excitant à imaginer un corps sous moi… Puis met en marche mes vibrations, toujours en me surmontant à quatre patte sur le lit. Elle vient poser la pointe de ses seins sur mon gland vibrant, bougeant sa poitrine et son corps autour de lui pour étendre la titillation à toute l’aréole, tournant autour de la pointe de plus en plus dressée. On change de sein, celui-ci aussi y a droit… Son excitation est à son comble, je sens qu’elle va bientôt me décrocher pour m’emmener explorer d’autres territoires tout aussi agréables. Quand soudain, sonnerie, la porte. Zut, elle m’arrête et passe rapidement une robe de chambre pour aller ouvrir, mais me laisse au milieu du lit. C’était pourtant bien parti…

Petit temps tout seul, me demandant comment allait se terminer ma soirée, quand elle revient dans la chambre : “J’ai une copine qui est venue me voir… Elle est déjà passé la semaine dernière mais ce soir là, je ne t’ai pas présenté à elle. Quand je lui ai raconté ce que tu étais en train de me faire, j’ai eu l’impression qu’elle a eu très envie de faire ta connaissance, alors voilà, je te la présente”. Derrière elle, une charmante femme qui me regarde d’un air amusé et gourmand… Finalement, ma fin de soirée ne s’annonce pas si mal…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 024

Mardi 25 mars 2008

On recommence la semaine avec une nouvelle signée Murielle. Merci à elle ;-)

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

L’achat

Nina arriva ce jour-là, d’un pas léger mais prudent, se cachant derrière ses longs cheveux qui lui mangeaient le visage. Elle s’approcha lentement de la vitrine où je trônais parmi mes concurrents, hésitante, intimidée, n’osant regarder vraiment et moins encore toucher.

Il le fallait pourtant si elle ne voulait pas repartir les mains vides ! Elle avait eu le courage de franchir la porte de ce magasin de jouets coquins, il eut été dommage d’en ressortir bredouille !

Pas à pas, elle s’approcha si près que je pus entrevoir la naissance de ses seins au bord de son décolleté, ses mains fines effleuraient chacun de nous, l’un après l’autre. L’ambiance particulière de cette boutique s’emparait d’elle insidieusement.

Soudain, ses doigts se firent plus curieux, insistants, pressants. Ils m’attrapèrent, me relâchèrent, passèrent à un autre, puis revinrent.

Me choisirait-elle à la fin ?! Je devinais, sous sa robe légère et virevoltante, un corps jeune et ferme que je ne demandais qu’à explorer.

Mais allait-elle me choisir enfin ?!Elle me faisait languir s’en allant et revenant encore et encore, indécise mais tout autant curieuse. Je sentais bien qu’elle avait un petit faible pour moi…J’étais plutôt beau à vrai dire, avec mon corps d’acier discret, mes touches design et mon fil conducteur au bout duquel se trouvait l’objet du désir et de sensations fortes.

Choisis-moi ! Choisis-moi ! Laisse-moi te guider vers des plaisirs infinis et des sommets de plénitude !

Puis la délivrance… Nina finit par s’attarder plus que de raison sur moi. Elle me tâtait, me retournait, me détaillait. Je vibrais tellement que mes propres sens s’affolaient, que je m’imaginais déjà ailleurs, faisant corps avec elle, complice de son plaisir et de ses orgasmes, jouant de mes vibrations au creux de ses cuisses, me frottant à son intimité et sa féminité la plus stricte.

Elle me prit à pleine main comme pour mieux évaluer notre future relation et finit par m’emmener avec elle. Ca y est ! Elle m’avait choisi ! Enfin je quittais cette vitrine pour un destin bien plus érotique !

Et je ne fus pas déçu. A peine rentrée, elle s’empressa de me déballer, ses yeux d’enfant émerveillés contemplaient la bulle de douceur égoïste qu’elle venait de s’offrir.

Ne pouvant résister, elle s’allongea langoureusement sur le canapé, me glissa doucement sous sa robe, remontant le long de ses jambes à la rencontre de ce triangle tant espéré.

Le bruit chantait à ses oreilles, les ondes caressaient doucement sa si fine peau, son clitoris s’exaltait sous ces nouvelles sensations. L’osmose s’emparait de nous, enfin je pouvais exprimer mon talent et je le faisais bien, si bien que l’ingénue se découvrit totalement femme lorsqu’elle gémit de plaisir, au point que je compris qu’elle jouissait pleinement pour la première fois de sa vie.

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 023

Jeudi 20 mars 2008

Un nouveau texte envoyé par Jean-Michel que j’avais déjà publié sous le #018. Je vous souhaite une bonne lecture ;-)

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Non, je veux pas y aller ! Rien à faire, j’irai pas ! Je suis un engin de surface, aux fines vibrations, à la texture fini et douce, conçu pour les caresses externes du clitoris et de la pointe des seins, mais c’est tout, je ne veux pas rentrer !

C’est bien indiqué quelque part sur le mode d’emploi : “Ne surtout pas l’introduire à l’intérieur, quelque soit l’entrée choisie”. Je sais que pour ce genre de matériel, on consulte rarement le mode d’emploi mais c’est un tort, car il y a plein de choses intéressantes dedans, surtout à notre survie. Et moi ma survie, c’est à l’extérieur qu’elle aura lieu, pas à l’intérieur. On m’a dit que dedans, yavait des dents pour vous mordre, et des bestioles qui vous pincent les replis… Alors pas question que je m’expose à tous ces risques.

Si j’avais su, je me serais syndiqué. Je suis sûr que la CGT (Confédérations des Godemichets Titilleurs) aurait fait quelque chose pour me sortir de là… où plutôt pour que je n’y rentre pas.

Alors s’il te plaît madame, repose moi gentiment sur ta table de nuit, c’est encore là que je serai le mieux. Je vais doucement te caresse là où ça fait du bien, tu vas jouir et hop, dodo. Zut, il semble que je sois tombé sur une vaginale plutôt qu’une clitoridienne, rien à faire, elle veut absolument que j’y aille.

Pourquoi ne m’a-t-on pas muni de bras, de crochets, pour m’agripper aux bordures… mais non, rien pour me défendre. Ca y est, je suis juste devant l’entrée… Beurk, elle m’enduit de lubrifiant. Au secours !!!! J’ai peur du noir…

Ca y est, elle m’introduit… en douceur. J’ai peut être encore une chance, je vais faire tout ce que je peux pour ressortir, mes vibrations à fond, sûr que ça va l’effrayer ! Vibre, vibre ! Attention poupée, je vais exploser ! Sors moi vite avant ! Et non, rien n’y fait…

Une nouvelle idée, je vais donner des grands coups de tête, à droite, à gauche, devant, derrière, et je recommence : coup de tête, vibre, coup de tête! Je suis le roi du coup de boule : à côté de moi, Zidane ressemble à Louis XVI le 22 janvier 17931. Et encore un coup devant, un coup derrière… Ah ! Ca y est, elle me sort, je sens que je recule… Zut ! Faut espoir, elle me renfonce… et encore en arrière, en avant, en arrière… J’en profite pour donner des coups de tête partout, ça finira bien par l’achever… Mais non, de plus en plus vite !

J’ai mal au coeur, elle n’arrête pas de me gigoter dans tous les sens, et avec mes coups de tête partout en plus, je suis malade… Je comprends que mes copies accrochées sur un corps d’homme finissent par cracher tout ce qu’elles ont dans le ventre à force d’aller et venir comme ça. Mais moi, j’ai le ventre vide, je ne peux rien vomir. Même mes piles sont neuves et ne coulent pas.

Ah, qu’est ce qu’il se passe, tout se contracte autour de moi : contraction, décontraction, encore et encore. Ca y est, je crois que j’ai fini par la vaincre, elle abandonne et ralentit, je l’ai eue !

Enfin je retrouve la lumière du jour… ou plutôt de la lampe de la table de chevet… Finalement, il fait froid dehors par rapport à cette place chaude et douce dans laquelle j’étais coincé… J’y étais pas si mal que ça…

Après l’effort, le réconfort d’une petite douche rapide sous l’eau froide du robinet, puis séchage méticuleux dans une douce serviette. Elle semble avoir apprécié ma performance et prend bien garde à moi. Ce serait donc plutôt pour ça que j’ai été conçu…



1 Pour information, Louis XVI a été guillotiné le 21 janvier 1793…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 022

Mercredi 19 mars 2008

Allez hop, c’est au tour d’Erwann de nous poposer sa contribution que je publie bien volontiers ci-dessous.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Mon premier orgasme.

Après quelque mois passer sur une étagère parmi d’autre sextoys et après un long voyage dans le noir, une main me sort du carton et m’extrait de mon emballage. C’est lui, Il me touche et me tourne dans tous les sens avant d’ouvrir mon compartiment à piles et d’y introduire une pile toute neuve. Depuis les teste en usines je ne me suis pas sentit aussi bien, prêt à vrombir. Il tourne la molette doucement et là je me mets progressivement au travail délivrant petit à petit de douce vibration dont j’ai le secret.

«Toi tu va sûrement lui plaire, Elle va sûrement t’adorer », dit Il avant d’arrêter mes vibrations et de me ranger dans un tiroir. « Elle », je suis apparemment destiné à être un cadeau pour « Elle ».

Après un long moment passé dans ce tiroir, il s’ouvre, Il me saisit et me pose sur la table de chevet, je peux enfin la voir, Elle est là allonger sur le lit les yeux bandés, Elle porte un joli petit ensemble de lingerie noir, Elle est tout simplement magnifique.

Pour le moment j’assiste impuissant à une séance de massage déshabillage de la demoiselle, il me tarde de rentrer en action et d’aller à l’exploration de son corps. Il la caresse tantôt avec ses mains tantôt avec sa bouche, Elle gémi et semble prendre beaucoup de plaisir à ce petit jeu.

« J’ai une surprise pour toi.. » lui murmure-t-Il au creux de son oreille, avant de me saisir. J’y suis, le moment tant attendu est arrivé, mon premier contact avec sa peau. Je parcours tout son corps, Il la caresse avec ma pointe, je glisse le long de sa colonne vertébrale, dessine le galbe de ses fesses, remonte le long de sa raie, surfe sur son ventre, tournois autour de ses seins avant de descendre vers son pubis.

Elle écarte ses jolies cuisses m’offrant une magnifique vue sur son minou partiellement épilé. C’est la première fois que je peux voire un minou et il faut dire que son minou est vraiment splendide. Il s’amuse à me promener autour de son entre-jambes avant de venir effleurer ses lèvres déjà toutes humides, ces dernières s’écartent sous mon passage, le contact de cette peau lisse, humide et chaude est un vrai délice.

Elle soulève son ventre pour lui faire comprendre qu’Elle me veut en Elle, le moment temps attendu arrive, je m’enfonce doucement dans son intimité. Les sensations sont indescriptibles, un mélange de douceur, de chaleur et d’humidité, la sensation d’un voluptueux massage prodigué par des milliers de petites mains.

Il entame un doux vas et viens, qui ne la laisse pas insensible, je sens son vagin m’encercler par petites contractions quand Il ce décide à actionner mes vibrations, je peux alors enfin m’exprimer. Il alterne entre la vitesse du vas et viens, calme puis rapide, par moment Il me sort de ce nid douillet caresse ses lèvres mouillées de désires et remonte jusqu’à un petit bouton de chairs qui sous mes caresses ce raidit. Après quelques passages Il me replonge dans son minou, ce dernier se contracte de plus en plus quand soudain je sens se poser sur moi une main que je ne connais pas.

C’est Elle, Elle me tient dans sa main c’est doigt sont plus doux, Elle m’enfonce bien au fond de son vagin et là une pression énorme m’encercle à plusieurs reprises, son corps se tend avant de se relâcher doucement. Elle reprend un vas et viens plus lent, plus doux, plus sensuel avant de me sortir doucement de son intimité, d’arrêter mes vibrations et de me laisser tomber sur le lit.

Je viens de connaître mon premier orgasme.

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 021

Lundi 17 mars 2008

Cette fois-ci encore c’est Stéphanie qui nous revient avec une toute nouvelle contribution. Merci à elle.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Variation à trois

Elle avait mis longtemps avant d’accepter ce qu’il lui demandait : me partager. Elle ne comprenait pas ce besoin, voulant me garder pour elle seule. J’étais sa chose. Bien sûr, elle acceptait qu’il me touche, qu’il me tienne, qu’il m’enfonce et me ressorte, qu’il me fasse languir puis me brusque, mais toujours pour son plaisir à elle. N’était-elle pas égoïste de me croire dévouée à son seul service ?

Elle craignait que je ne lui sois infidèle, que je lui préfère l’autre, son mari, que nous deux lui soyons infidèles en prenant du plaisir ensemble. Voilà toute la difficulté du ménage triangulaire !

Ce n’est qu’hier qu’elle a accepté de lâcher prise, de me rendre la liberté de choisir une autre voie, de jouer avec lui pendant qu’elle se contenterait d’être la spectatrice de nos jeux.

Il m’a pris d’une main hésitante cependant, l’interrogeant du regard, peu sûr de son approbation. Mais c’est avec
un sourire d’encouragement qu’il la quitte du regard pour ne plus penser qu’à moi.

J’ai enfin connu son intimité, à lui. Et, loin d’être jalouse, elle nous a accompagnés de caresses, nous a murmuré des mots tendres.

J’ai su alors que la rivalité n’était plus de mise. Hier, ma vie a changé. J’ai su que je pouvais être heureux avec l’un, avec l’autre, avec eux deux, et que notre trio n’avait pas fini de varier ses combinaisons.

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 020

Lundi 17 mars 2008

On démarre cette semaine avec un tout nouveau texte signé l’enfant bulle. Bonne lecture à tous.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à :concours@pinkeo.com

Dirty Dancing

Le réveil fut difficile… La veille, elle s’était organisée une soirée glace au chocolat/ Hugh Grant.

« Coup de foudre à Nothing Hill », « 4 mariages et un enterrement » et Haagen-dazs sont les ingrédients d’un cocktail aphrodisiaque redoutable…

Depuis que nous faisons vie commune, elle et moi, j’en sais quelque chose et, si vous ajoutez là dessus « Dirty Dancing », j’ai intérêt à me transformer en parkinsonien épileptique si je veux conserver ma place d’auxiliaire érotique favori (je dois, en effet, faire face à la concurrence tout-terrain du rouge à lèvres vibrant… gadget retors d’un quelconque « Q » libidineux).

Donc, hier soir, vers minuit, je me suis retrouvé à faire du surf sur les vagues roses de sa vulve travaillant mon pote Robert, le clitoris, au corps. Syncrétisme de Mohamed Ali et de James Brown, je virevoltais autour de son sexe revenant sans cesse au « ground zero » clitoridien. Le cycle de ses gémissements et autres soupirs, me fournissant de précieuses statistiques sur la qualité de ma prestation.

Robert, durant notre face à face, me disait : « Elle a relu « Madame Bovary » cette semaine… J’me suis emmerdé à un point… Tu peux pas imaginer… Presque autant que la fois où elle a ramené un adhérent du Modem pour copuler… Je me disais qui si la Bovary avait eu un ami comme toi, elle nous aurait moins gonflé avec ses élans romantiques à la con… Comme disait Philippe Noiret dans Tango (et oui son clitoris est cinéphile) : Il vaut mieux une bonne branlette qu’un mauvais mariage. Finalement, vous, les sex toys, vous avez fait plus pour la libération de la femme que toutes les autodafés de soutien-gorge…»

J’allais continuer cette passionnante discution, mais elle passa soudain en DEFCON 1 et je fus introduit dans son vagin. Le rythme de ses râles se faisait plus pressant, avec cette profondeur qui m’a toujours fait penser que l’orgasme féminin est un judas dans la porte du Paradis (et si vous suivez mon raisonnement, la clé en est donc un … gode ! Bien, je vois que l’on suit même au fond). Une femme qui jouit est plus proche de Dieu que n’importe quel prophète1.

Alors que je philosophais, bercé par le lent va-et-vient au sein du tunnel de velours de ses muqueuses, je sentis qu’elle mettait en fonction son petit kamasutra personnel de la masturbation : parfois, dans elle se couchait sur le ventre, sa main droite, titillant Robert2 et l’autre me faisant pilonner son vagin ; d’autre fois, elle me chevauchait en amazone ou assise dans le fauteuil du salon, les genoux posés sur les accoudoirs, elle offrait son intimité au reflet d’un miroir multiplicateur exponentiel de son plaisir.

Autant vous dire que j’ai oeuvré jusque tard dans la nuit… Lorsque j’ai regagné le tiroir du chevet, c’est avec la fierté de l’ouvrage bien fait que j’ai pu rechargé mes accus.

Le lendemain, soucieuse d’hygiène, elle me lava soigneusement et me regarda en souriant, elle me dit : « C’est vraiment dommage que tu ne sache pas bricoler… Je t’aurai bien épousé… Et je suppose que si je te donne un baiser, tu ne te transformera pas en Prince Charmant…»

Puis elle partit remplir sa journée de working girl.

Il est 21 heures, ses rires me réveillent, elle doit être en train de lire ses blogs préférés : Sois belle et parle, So glamourous, etc.

Au bout d’une heure, j’entends ses pas faire grincer le parquet et les premiers accords sirupeux de la BO de « Dirty Dancing » dégoulinent.

Le tiroir s’ouvre, elle me prend me regarde droit dans le gland et me dit doucement : « Vous m’accorderez bien cette danse ? »

« Let’s go ! It’s the Blitzkrieg Bop ! » s’exclame hurle Robert du fond de son jean !3

1ceci explique sans doute la haine des religions pour le plaisir féminin…

2C’est le nom de son clitoris… Faut suivre bordel !

3Il faut reconnaître que son clitoris a de meilleurs goûts musicaux qu’elle… On ne soupçonne jamais assez l’influence
des « pop-corn movies » sur la libido adolescente…

Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 019

Samedi 15 mars 2008

C’est au tour de Vagant d’être publié, j’en profite pour faire un petit coup de coup pour son blog.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à : concours@pinkeo.com

Sextoy Story :

Une honte ! C’est une honte ! On s’envoie en l’air, à un, deux, voire plus si affinités, et dès qu’on atteint le nirvana, on m’oublie ! Mais qui fait tout le boulot hein ? Qui ? Ben c’est moi, Roger, Roger Rabbit ! Aujourd’hui, personne ne se soucie plus de moi. C’est bien simple, c’est comme si je n’existais pas !

Pourtant, moi, je n’avais rien demandé à personne. J’étais bien tranquille sur les rayonnages de mon sex shop anglais, à bavarder avec mes potes Double Dong et Plug Anal. On passait notre temps à chambrer Nelly, la poupée gonflable, parce qu’elle avait toujours un air d’ahurie avec sa bouche grande ouverte. Et puis on matait des pornos à longueur de journée, peinards. De temps en temps, on y voyait un de nos congénères qui y faisait de la figuration. Jamais le premier rôle, tu
penses bien, et trop souvent un vétéran, à moitié déglingué à force de faire tout et n’importe quoi. Nous, ça nous faisait rigoler, mais on rigolait jaune lorsqu’on le voyait claquer en plein tournage, parce qu’on savait qu’un jour ou l’autre, ce serait notre tour de plonger dans la vie active.

Lorsque j’ai vu l’autre excité avec ses yeux hagards entrer dans ma boutique, j’ai tout de suite senti que ça allait être mon tour. Il faut dire que je n’avais pas le moral. La veille, on avait vu partir Nelly au bras d’un gros grec adipeux. La pauvre Nelly, avec sa bouche grande ouverte, on avait l’impression qu’elle criait “Au viol”. Mais personne n’entendait rien, et on n’a rien pu faire. Alors le soir où l’autre obsédé a débarqué, j’ai été dégoûté de la race humaine pour de bon.

Faut comprendre : la Kathy, elle n’avait d’yeux que pour moi. Fallait les voir, ses yeux lubriques quand elle m’époussetait le matin en chantonnant des chansons paillardes! Ben vous me croirez si vous voulez, mais c’est elle qui m’a trahi. Oui, elle m’a vendu, et au premier venu, pour une poignée de livres sterling ! Je n’ai même pas eu le temps de dire Adieu à Dong; Plug qu’elle m’avait collé dans une boite en carton et l’autre cinglé m’a emporté pour un long, long voyage.

Si vous vous imaginez que j’ai vu du pays, ben vous vous fourrez le vibro dans l’oeil. Rien du tout. Une seule fois on m’a sorti, et en catimini encore. C’était à l’embarquement de l’Erostar pour Paris, mais le douanier m’a rangé aussi sec comme s’il avait honte de moi. Je ne suis pourtant pas beau, avec mon orange Fluo ? Lorsque l’autre fou m’a sorti à nouveau de ma boite, alors là, je n’en croyais pas mes yeux ! Imaginez un peu la scène :

Une belle blonde allongée, les yeux bandés, les poignets attachés à la tête du lit, à moitié nue ! Sans même m’expliquer quoi que ce soit, voilà que l’autre énergumène m’a collé devant sa vulve comme on met un maçon au pied du mur. Je n’étais pas fier. Ça impressionne, on se demande si on va en ressortir de ce trou là. Mais bon, j’avais de bonnes vibrations, l’autre sensuel nous a laissés nous accoutumer l’un à l’autre, moi et celle qui serait ma maîtresse, et hop, il m’a poussé dans le grand bain !

Il faisait chaud là dedans, une étuve ! Je me suis débattu comme j’ai pu : en jouant des castagnettes avec mes oreilles vibrantes contre sont clitoris, en faisant la danse du ventre contre son point G, et en agitant la tête au fin fond de sa chatte. Un véritable sexe-orchestre ! Ah, pour ce numéro là, vous n’en trouverez pas deux comme moi ! Bref, je me suis démené comme un beau diable jusqu’au moment où j’ai senti une grande secousse. L’autre fada ma sorti de là tout trempé, et pas que de sueur je peux vous le dire. Pour une première, je n’étais pas peu fier de moi.

Mais maintenant, ils étaient trois : ma maîtresse, l’autre halluciné et un grand frisé qui était arrivé subrepticement pendant que j’étais en train de turbiner. L’excité a retiré le bandeau de la blonde. Il a dit qu’il avait gagné son défi, celui de la faire jouir sans la toucher. La blonde avait l’air surprise mais contente. Quant aux deux couillons, ça, ils étaient ravis. Enfin, le couillon, je ne sais pas trop qui c’est en fin de compte, car ils m’ont abandonné sur la table de chevet pour faire leurs cochonneries tous les trois, sans même m’accorder un regard. Et dans le noir en plus! Là encore je n’ai rien vu.

Quand ils ont terminé, l’autre agité m’a donné à ma maîtresse avant qu’elle ne rentre chez elle.

Si vous croyez qu’elle m’a présenté comme un gode de mon rang, pas du tout ! Comme si elle avait honte de moi elle aussi! Elle n’a rien trouvé de mieux que de m’enfermer au fond d’une armoire.

Et pourtant, elle en a des yeux brillants quand elle me ressort, les nuits où elle peut par dormir. Elle sait où me trouver dans ces moments là ! Et moi, bon bougre, je la travaille au corps sans la moindre panne.

C’est pas une vie, moi j’vous l’dis !

Roger Rabbit qui veut retrouver sa Nelly !–



Concours une journée dans la peau d’un sextoy : Texte # 018

Vendredi 14 mars 2008

Le texte du jour ma été envoyé par Jean-Michel, merci à lui et je vous souhaite une bonne lecture.

Je vous rappelle que le concours : Une journée dans la peau d’un sextoy est ouvert à tous et peut vous permettre si votre texte est sélectionné par notre jury parmi les 4 meilleurs de remporter un Rabbit. Pour concourir, il suffit de nous envoyer votre contribution à : concours@pinkeo.com

Ce soir elle sera encore seule…
rien à faire, il ne peut venir !
Mais elle ne passera le linceul
à cet amour sans devenir
et préfère noyer son chagrin
dans une orgie de jouissance :
aux abords de son arrière-train
je vais lui faire une douce danse…
Il faut juste vérifier mes piles,
un petit nettoyage à faire.
Moi, à défaut de sex-appeal
mes vibrations feront l’affaire.
Je suis assez perfectionné,
muni de multiples options
qu’il faudra juste sélectionner
pour modifier les sensations.

D’abord la pointe de ses seins
sur lesquelles mon doux frémissement
va déclencher, c’est son dessein,
un thélotisme plus qu’apparent
jusqu’à ce qu’au moindre contact
de ma surface pourtant bien lisse
les pointes se sauvent et se rétractent :
de Tantale, voici le supplice…
Les aréoles en veulent encore,
les pointes sont prêtes à exploser
mais d’autres parties de son corps
me réclament; je dois disposer.

C’est une descente - non aux enfers -
mais vers un charmant orifice
et l’on m’arrête où j’ai à faire :
là en face de son clitoris…
Juste augmenter les vibrations
- à peine - personne n’est pressé.
En douceur, je passe à l’action,
titillant la zone non dressée
mais peu à peu, il va durcir
sous les assauts de mes frissons
et de sa cache s’en va sortir,
me narguant d’un air polisson
tant que je regretterai alors
de ne pas être muni d’une langue
pour le gonfler bien plus encore
et le sucer là, dans sa gangue…

Les secs mouvements de ses hanches
m’indiquent sa première jouissance
mais je n’ai remporté qu’une manche
et continue, sans réticence.
Pour varier un peu ses plaisirs
me place face à l’entrée humide.
D’une main ferme vient me saisir :
pourtant je ne suis pas timide
et ne vais nullement rechigner
à pénétrer vigoureusement
en cet espace tout désigné
pour subir mes trémoussements…

Ses fluides suffissent pour que ça glisse :
aucun besoin de lubrifiant.
A l’intérieur, c’est chaud, et lisse :
environnement bien tonifiant.
Changement de programmation
en ondulations rotatives
plus va-et-vient d’agitation :
au maximum là je m’active
pour caresser toutes les surfaces
et pour parvenir à piéger
mon but premier en cette place :
bien lui titiller son point G.
La jouissance reviendra vite
d’autant d’une de mes excroissances
bien placée en même temps agite
son clitoris, sans complaisance…
Combien de fois est-elle venue ?
Combien de fois a-t-elle joui ?
Elle s’est lâchée sans retenue
pour finir toute épanouie…

(Partie uniquement pour celles qui aiment cela… chacun ses goûts ;-)

Comme elle en voulait encore plus
me remet juste en vibrations
et me place face à son anus
en quête de nouvelles sensations…
Par peur que je ne me salisse
d’une fine capote me recouvre
ou peut-être pour mieux que ça glisse
dans cette entrée qui bien moins s’ouvre.
D’un doigt commence à dilater
l’orifice, toujours en douceur
car ici, il ne faut hâter
son entrée, sous peine de douleurs !
Quand enfin elle semble bien prête
me colle à l’ouverture étroite :
mes vibrations, pourtant discrètes
semblent agir mieux qu’un ouvre-boîte
car doucement, elle m’introduit
sans la moindre difficulté
en cet étrange second conduit
en général peu usité…
Va-et-vient en l’étroit chemin
plus des caresses du clitoris
q
u’elle s’inflige elle-même de la main :
jouissance en feu d’artifice…

Voilà : mon travail est fini
et ce soir encore une fois
ce n’est pas en catimini
que j’ai agi, en toute bonne foi.
Car elle n’a honte de ma présence,
assume de souvent m’employer
pour combler les insuffisances
d’un homme aux multiples foyers….